Gendarmes et voleurs

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Gendarmes et voleurs

Lors de la manifestation No Tav du 23 mars dernier en Val Susa, certains manifestants sont entrés dans un établissement commercial de Bussoleno, y ont prélevé des marchandises avant de sortir sans passer par la caisse. Ils les ont tout simplement volées. C’est le Mouvement No Tav qui nous le fait savoir dans un communiqué, où il y dénonce l’épisode comme "très grave", en le stigmatisant durement.

Les néons des villes ne font qu’éclairer notre colère

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Les néons des villes ne font qu’éclairer notre colère

Des sauvages

On voudrait nous faire croire que la ville c’est le progrès, mais le progrès ne nous détruit jamais aussi profondément que lorsqu’il construit. Les villes dans lesquelles nous vivons sont à l’image de nos vies civilisées : ennuyeuses, froides et vidées de sens, écrasantes par leur taille, étouffantes par leur manque d’air. Pour combler le vide de nos existences urbanisées, nous avons donné des identités aux villes, comme pour se faire croire qu’elles sont uniques, qu’il peut y avoir une fierté quelconque à en être. Mais quoi qu’il en soit, les villes se ressemblent toutes. Qui peut encore différencier d’une ville à une autre un supermarché, un centre commercial, une gare, un aéroport ou une prison ?

Bruxelles : Non à la maxi-prison

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Bruxelles : Non à la maxi-prison

Numéro unique contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

Nous ne voulons pas de maxi-prison à Bruxelles ; nous ne voulons pas de nouvelles prisons ; nous voulons raser au sol tous ces lieux infâmes.
Nous ne voulons pas que Bruxelles devienne davantage une ville-prison, taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les fonctionnaires.

Mierda sempre Comandante !

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Mierda sempre Comandante !

Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’Etat étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée. Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout Etat, la mort de ce type nous a laissé plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus.

Nous ne sommes pas des esclaves

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Nous ne sommes pas des esclaves

Nous ne sommes pas des esclaves, nous sommes de la dynamite. Ainsi titrait une affiche collée sur les murs il y a quelques années pour défendre deux anarchistes arrêtés après un braquage de banque. Une phrase menaçante pour les puissants, mais réfléchissons bien. Car il ne faut pas l’inverser. Nous ne sommes pas de la dynamite parce que nous sommes des esclaves. Nous sommes de la dynamite parce que nous ne serons pas des esclaves, parce que nous ne voulons pas être des esclaves.

Votez Van der Lubbe !

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Votez Van der Lubbe !

 

Que la peur change de camp !

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Que la peur change de camp !

On en fait le constat tous les jours : la situation économique se durcit. Les licenciements massifs, comme à Ford Genk ou chez Arcelor-Mittal, se succèdent, les fermetures d’usines et de boîtes se comptent par dizaines, les allocations sociales supposées acheter la paix des démunis sont revues à la baisse. Dans d’autres pays européens comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, la situation est devenue dramatique, à un point tel que de plus en plus de gens commencent désormais à avoir faim.

Terre brulée

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Terre brulée

L’air que l’on respire devient chaque jour plus poussiéreux. La ville entière semble être en chantier. Des grues s’élèvent au-dessus de nos têtes, de grandes constructions sont entamées, de vieilles bâtisses sont transformées en lofts. Le visage de Bruxelles va changer, le pouvoir en a décidé ainsi. Ils parlent de progrès, de durabilité, d’améliorations, de sécurité. Des mots qui, tous, veulent dire la même chose : de l’ordre, de l’ordre et encore de l’ordre.

Le miroir des illusions

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Médias : le miroir des illusions

n Europe, l’État moderne a hérité, en le sécularisant et en l’adaptant aux besoins du capitalisme, du mode de représentation spécifique au christianisme. La démocratie, l’autre nom de l’État républicain, avec les institutions et les formes de représentation qui l’accompagnent et qui la sanctifient – dont les médias sont l’une des pièces maîtresses –, est véritablement le ciel idéalisé du monde terrestre du capital. Elle rappelle, par bien des côtés, l’univers chrétien avec ses fidèles, ses rites, sa hiérarchie ecclésiastique et même ses hérétiques. Les citoyens continuent, sous des costumes profanes, à se comporter en partie comme des chrétiens. Ils protestent parfois contre les abus des ministres terrestres du dieu républicain et contre la fourberie des interprètes de sa parole, à l’occasion de façon impertinente, en les insultant, en les chassant et parfois en les rossant. Il leur arrive même de refuser de participer aux cérémonies présidant au choix et à l’intronisation de leurs élus par l’intermédiaire des élections – encore le jargon religieux !

Egypte. Comme la mer

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Egypte. Comme la mer

La révolution sociale est comme la mer. Ses vagues se succèdent, se heurtant aux obstacles qui se présentent, les écrasant ou reculant devant eux. Avec toute la violence d’un élan indomptable, elles détruisent coup après coup les vestiges du pouvoir, de l’exploitation et de l’oppression. Une première vague, immense et inattendue, a emporté avec elle la dictature de Moubarak. Une seconde a fait reculer l’armée qui s’apprêtait à prendre le pouvoir. Une troisième est en train de s’élever aujourd’hui contre le nouvel ordre que cherchent à imposer les islamistes.

La fin du transport en commun

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La fin du transport en commun

Nous voulons tous aller quelque part. Ce ne serait pas une exagération de prétendre que c’est dans la nature humaine même d’aller, de ne pas rester sur place, de partir à la découverte. Relativement incapable à complètement éradiquer cette pulsion, le pouvoir s’emploie plutôt à déterminer à l’avance la destination de nos routes, en délimitant bien les champs accueillants à la découverte des terrains prohibés. Aller découvrir le nouveau centre commercial, goûter un succédané de la nature dans un parc naturel, se jeter dans l’inconnu d’un nouveau emploi, faire la fête sur les endroits prédestinés à éviter tout joyeux et donc incontrôlable débordement… voilà les destinations offertes.

Dépasser les frontières

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Dépasser les frontières

Nous préférerions par-dessus tout que nos luttes ne connaissent pas de limites. Voilà pourquoi nous cherchons à saisir lors de leur élaboration, où se trouvent leurs limites, leurs frontières, pour ensuite tenter de les déplacer. Cette intention se traduit aussi bien sur le terrain « géographique » que sur le plan du « contenu ». Si nous engageons une lutte, nous avons souvent le désir au cœur, ne fût-ce qu’en catimini, que cette lutte ait des échos au-delà d’un quartier, d’une ville, d’une région spécifique.

Le Contr’Un

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Le Contr’Un

Considérations sur les assemblées

« D’avoir plusieurs seigneurs aucun bien je n’y voi : 
Qu’un, sans plus, soit le maître et qu’un seul soit le roi. »

C’est avec ces vers d’Homère que commence l’un des classiques les plus connus de la pensée antiautoritaire, le Discours de la servitude volontaire, de La Boétie, une étude pionnière sur les raisons qui amènent l’être humain à la renonciation à sa propre liberté pour se soumettre à des décisions prises par autrui. Le titre original de l’œuvre est moins connu : le Contr’Un. Le fait d’avoir été écrit vers la moitié du XVIe siècle a permis à de nombreux interprètes de limiter la portée historique de cette analyse et de sa signification, tout en en désamorçant sa charge explosive.

Quelque chose qui manque

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Quelque chose qui manque

Il y a quelques décennies, lors des désordres qui ont éclaté à Brixton en Angleterre, il est arrivé à certains compagnons de se retrouver au milieu de la tempête. Les affrontements étaient en train de se dérouler juste devant chez eux. Que pouvaient-ils faire d'autre, sinon descendre dans la rue pour se joindre aux révoltés ? C'est ce qu'ils ont essayé de faire, sans y parvenir. De fait, les révoltés les ont repoussés plutôt brutalement. Des anarchistes ? Et c'est qui, ça ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils ne sont pas des nôtres, ils ne parlent pas la même langue que nous, ils n'ont pas notre couleur de peau, ils n'ont pas des vêtements comme les nôtres, ils n'ont pas les mêmes codes de comportement que nous. Face à l'explosion d'émeutes aveugles et inconsidérées, il ne suffit pas d'être anarchistes pour rester en première ligne.
Il y a quelques semaines, lors d'une protestation d'ouvriers devant le Parlement dans une ville européenne, il est venu à l'esprit de certains compagnons de se rendre sur place. La protestation était précisément en train de se dérouler dans leur ville. Que pouvaient-ils faire d'autre, sinon descendre dans la rue pour se joindre aux manifestants ?

L’imprévu

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L’imprévu

Parfois, on en vient à penser qu’il est vraiment dommage que la révolution de “référence” pour les anarchistes soit celle survenue en Espagne en 1936. Une révolution née comme réaction rageuse, déterminée et consciente à un coup d’Etat. Une révolution qui pouvait compter sur une grande organisation anarchiste spécifique, qui a son tour influençait le plus grand syndicat du pays. Une révolution qui a vu des anarchistes entrer au gouvernement et accepter la militarisation au nom de l’urgence des choses, des nécessités tactiques du moment. Trois éléments, contenus dans une seule expérience qui, à force de passer pour un modèle historique, ont enraciné dans l’esprit de nombreux anarchistes l’idée que la révolution a besoin : a) d’une soi-disant motivation idéale d’ordre supérieur ; b) d’un appui populaire quantitativement significatif ; c) d’un opportunisme agile et attentif, prêt à se débarrasser de n’importe quel principe jugé trop encombrant. Un vrai malheur, car là où ces trois éléments sont absents, ou même si on n’en refuse un seul, il ne reste pour beaucoup que la résignation ou la lutte entendue comme duel privé. Et pourtant...

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