Pour en finir avec le Prisonnier Politique

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Pour en finir avec le Prisonnier Politique

Cela fait quelques années que l’on voit réapparaître le terme de « prisonnier politique ». Un terme que l’on croyait disparu depuis plusieurs décennies, du moins dans les sphères antiautoritaires.
 

L’Etat s’appuie toujours quand il peut sur des complices locaux

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L’Etat s’appuie toujours quand il peut sur des complices locaux

Adresse aux zadistes

Laura Blanchard et Emilie Sievert

Tout d’abord, pour lever toute ambigüité, nous sommes solidaires avec les luttes avec occupation menées contre différents projets industriels et capitalistes qui, plus qu’aménager le territoire, contribuent à aménager nos vies. Nous sommes non seulement solidaires, mais nous y contribuons activement même si nous ne nous définissons pas comme zadistes. Toutefois, nous ne nous retrouvons pas toujours avec ce qui y est porté. C’est assez logique, étant donné la diversité des gens qui luttent. Nous passerons aujourd’hui sur la question de la composition et de la manière de composer, sur laquelle nous reviendrons peut-être plus tard. Nous avons décidé de rédiger cette première adresse dont le but n’est pas de donner des leçons que nous serions bien peu légitimes à tenir, mais de partager nos remarques, nos doutes et nos inquiétudes.

ping-pong, ping-pong, ping-pong... vlam

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ping-pong, ping-pong, ping-pong... vlam

C’est inutile. Malgré tous ses efforts, le côté raisonnable de tous ne sera jamais à l’abri des excès de quelques-uns. La multitude pourra aussi bien railler et mettre au ban l’individu, sa tranquillité sera toujours mise en danger par la rage de quelqu’un. La politique a besoin des masses, et exècre donc la solitude, à l’inverse de l’éthique, qui se suffit à elle-même.

Un de moins

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Un de moins

Il y a une semaine, un détenu roumain s’est pendu à la prison d’Opera (Milan). Il s’appelait Ioan Gabriel Barbuta. La nouvelle de sa mort serait passée inaperçue (au fond c’était un étranger, au fond c’était un condamné à perpétuité, au fond...) s’il n’y avait pas eu l’émoi suscité par les commentaires virtuels exquis de beaucoup de surveillants envoyés à un syndicat de la police pénitentiaire : « un de moins... excellent... espérons qu’il a souffert... plus de cordes et de savon... à déduire du décompte... hourra... trinquons pour lui... ».

De l'air !

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De l'air !

Autour de la lutte contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles

Voici un dossier sur la lutte contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles, lutte qui a commencé à la fin de l’année 2012 et qui est toujours en cours.
Une lutte spécifique, contre une structure concrète de la domination. Si l’on ne veut pas se limiter à intervenir ici et là, essayant de repousser les mille horreurs que cette société nous impose quotidiennement, on peut toujours prendre en considération la possibilité de choisir un de ses projets les plus significatifs et entamer une lutte autonome contre celui-ci.

Au pays des démocraties

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Au pays des démocraties

« La question –dit Alice– est de savoir si vous avez le pouvoir 
de donner tant de significations différentes aux mots. 
La question –dit Humpty Dumpty– est de savoir 
qui commande, voilà tout. » 
 
 
Alice, idéaliste un peu ingénue, est en train de se demander ces jours-ci s’il est possible que le mot «terroriste» ait un autre sens, dictionnaire historico-éthique en main. Humpty Dumpty, matérialiste un peu mal dégrossi, lui répond que vu que c’est l’Etat qui commande, et vu que le langage appartient à celui qui commande, alors «terrorisme» signifie ce que veut l’Etat. Voilà tout. 
Dans les années 70, l’Etat accordait l’appellatif de «terroriste» à quiconque lui contestait le monopole de l’utilisation de la violence, c’est-à-dire employait des armes à feu ou des explosifs, surtout contre les participants d’organisations combattantes particulières, surtout si ces organisations étaient l’expression d’un plus vaste mouvement de contestation, surtout si cette contestation visait à déclencher une révolution. Pour l’Etat, c’étaient surtout ceux qui l’attaquaient les armes à la main qui étaient des «terroristes». 

Les gentils de Noël

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Les gentils de Noël

Cependant, cette fois-ci un pas a été franchi. Dans un article publié sur le site notav.info pour critiquer les thèses du site finimondo.org, le(s) auteurs(s) (qui se présentent comme la rédaction) en arrivent à la délation. Ils écrivent que, par le passé, les compagnons auraient envoyé des colis piégés et que ce serait eux les auteurs des sabotages de décembre dernier.
Ça veut dire quoi ça ? Que si on ne se dissocie pas immédiatement de toute attaque, comme on le fait régulièrement chez notav.info, on pourra un jour être accusés d’en être les auteurs ? Que si on donne de la visibilité à des attaques, au contraire de ceux qui les amoindrissent, les cachent ou les ignorent, on est en train d’en faire la revendication ? Que si on porte un discours cohérent de subversion de l’existant par tous les moyens nécessaires, on sera condamnés comme terroristes ?

A toute volée !

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A toute volée !

Le Tav [TGV italien] est partout, malheureusement. La Valsusa pas, heureusement. Ceux qui veulent s’opposer au Tav peuvent le faire partout ; pas besoin de se rendre dans le Piémont. Pas besoin de partir et de revenir ensemble avec les maires, pas besoin de partager la polenta avec des élus, pas besoin d’applaudir des magistrats. Ils n’ont pas besoin de devenir polytiglottes pour communiquer avec les différents animaux politiques à l’intérieur du zoo assembléaire. Ils peuvent le faire seuls, ou avec qui ils veulent. Avec ceux qu’ils aiment et estiment, pas avec ceux qu’ils tolèrent et supportent. Où et quand ils veulent, pas aux endroits et aux échéances écrites sur l’agenda militant. Il suffit d’un peu d’imagination et de détermination.

Cracher (sur) des jugements

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Cracher (sur) des jugements

Le 17 décembre dernier, le tribunal de Turin a condamné à 3 ans et 6 mois de prison les quatre saboteurs NoTav coupables d’avoir participé, la nuit du 13 au 14 mai 2013, à une attaque contre le chantier de Chiomonte, qui s’est conclue par l’incendie de quelques machines. Si le verdict de condamnation était attendu, vu qu’au cours des audiences les quatre compagnons avaient ouvertement revendiqué leur responsabilité dans ces actes, il l’était moins dans sa totalité. Le tribunal se "limiterait"-il à condamner les "dégradations aggravées, la violence à agent de police assermenté et le port d’armes de guerre", ou accepterait-il également la circonstance aggravante de "terrorisme" ? Eh bien, pour ces juges de Turin, saboter la Grande Vitesse -au moins dans ce contexte- est certes un acte illégal à punir, mais pas un acte de terrorisme.

Pas d'identification

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Pas d'identification

Les rats de bibliothèque qui tomberaient sur les dossiers de l’Archive d’Etat à Rome pourraient bien faire une découverte plutôt bizarre. Dans un des dossiers sur Paolo Schicchi, ils se retrouveraient à un certain moment avec une des premières pages d’un vieux numéro de L’Adunata dei Refrattari, hebdomadaire anarchiste publié à New-York, comportant un trou au milieu, de forme carrée. Eh ?! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? La réponse se trouve dans le document suivant, un papier de la police fasciste de l’époque.

Les faits ne parlent

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Les faits ne parlent pas tous seuls

on, ils ne parlent pas tous seuls du tout. Ils sont comme les données (données de fait, justement), en eux-mêmes ils sont inertes. Pour prendre de la force, ils doivent être mis en relation avec d’autres faits, ils doivent être rassemblés par une théorie. Parce que même si le fait nu et cru est celui qui se passe sous nos yeux, quand il est raconté le fait se transforme et prend les traits qui sont montrés (/imposés) par celui qui l’exprime.

La boîte de Pandore et le fourre-tout de l’antiterrorisme espagnol

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La boîte de Pandore et le fourre-tout de l’antiterrorisme espagnol

La matinée du mardi 16 décembre nous a surpris par une vague de perquisitions et d’arrestations. Elle nous a surpris ? Nous ne mentirons pas. Reprenons depuis le début. Le matin du 16 décembre ne NOUS A PAS surpris. La police autonome catalane, les Mossos d’Esquadra, la Guardia Civil et les agents judiciaires de l’Audienca Nacional* sont partis à l’assaut de plus de 10 domiciles et de quelques locaux anarchistes à Barcelone, Sabadell, Manresa et Madrid, avec leur lot de perquisitions, d’arrestations, de confiscation de matériel de propagande et informatique, en plus de profiter de l’occasion pour tout retourner et piller quelques choses aussi, en utilisant tout le corps anti-émeute de la Brigade Mobile des Mossos d’Esquadra, dans la vieille Kasa de la Muntanya, un espace occupé qui vient de fêter ses 25 ans.

Blanqui à Venaus

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Blanqui à Venaus

« La politique est l’art de la récupération. La manière la plus efficace pour décourager toute rébellion, tout désir de changement réel, est de présenter un homme d’État comme un subversif, ou bien – mieux encore – transformer un subversif en homme d’État. Tous les hommes d’État ne sont pas payés par le gouvernement. Il existe des fonctionnaires qui ne siègent pas au Parlement et encore moins dans ses pièces adjacentes ; au contraire, ils fréquentent les centres sociaux et connaissent discrètement les principales thèses révolutionnaires. Ils dissertent sur les potentialités libératoires de la technologie, ils théorisent des sphères publiques non étatiques et le dépassement du sujet. La réalité – ils le savent bien – est toujours plus complexe que n’importe quelle action »

Dix coups de poignard à la politique, 1996
 
 
Une rumeur circule depuis quelques temps parmi certains anarchistes d’Europe par rapport au dernier effort éditorial du Comité Invisible, auteur en 2007 du best-seller international L’insurrection qui vient. On raconte que...

Ricochets

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Ricochets

 

Ricochets est un bulletin né au sein du combat contre la construction d’une maxi-prison au nord de Bruxelles. C’est un combat en dehors de tout parti et organisation officielle, un combat qui propose d’empêcher directement, concrètement, par nous-mêmes, la construction de cette nouvelle taule. 
C’est un vaste combat, car la maxi-prison est le projet emblématique des temps qui courent : un serrage de vis général, une accentuation de la répression, un violent réaménagement de la ville en fonction des besoins du pouvoir et de l’économie...

Quelle vérité, quelle justice ?

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Quelle vérité, quelle justice ?

Les « bavures » policières... les flics qui rackettent, insultent, tabassent, mutilent, violent, assassinent... Les serviteurs de l’État en parlent comme s’il s’agissait de faits rares et isolés, conséquences de circonstances malheureuses ou, dans le pire des cas, dus à quelques « fruits pourris ». Cela revient à dire que, dans leur ensemble, les forces de l’ordre seraient de preux chevaliers au service du bien. Et de toute façon leur travail serait indispensable pour la société... Il suffit pourtant d’ouvrir un peu les yeux pour se rendre compte que la violence est l’essence même du pouvoir. Une violence qui est souvent cachée ou considérée comme « normale », comme si exploiter, violenter, enfermer, assassiner quelqu’un pouvait être normal.

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